mercredi 28 mars 2012

Pérégrinations Sétoises II

Ce qui va suivre est une série de photos que j'ai prises entre midi et deux. Puisque j'ai un peu de temps pour vaquer, j'en profite!

Le centre ville (!)

La friture
Bateaux
Coucou c'est moi (ou alors sétois -ouhlala).
On dirait que la ville flotte dans le ciel
Histoire d'un goéland et d'un dormeur
La poiscaille
Les oursins
Comment un marin est aussi funambule
L'impasse en question
La maison d'édition
La couleur du ciel

mardi 27 mars 2012

Pérégrinations Sétoises I

Chers lecteurs, cher public, chers amis et chère famille, puisque vous êtes mes plus grands fans, je vais maintenant vous conter mes aventures de nouvelle Sétoise

Je suis en effet en stage pour deux mois dans la charmante ville de Sète, dans l'Hérault (34), plus précisément dans une maison d'édition située 18 impasse Gaffinel.

Je ne m'étendrai pas sur ce qui se passe à l'intérieur de ses murs puisque j'en aurai bien l'occasion lors de la rédaction des quatre-vingt pages de mon rapport de stage.

Je vais donc jouer aux touristes, et plagier sans doute une habituée de ce genre de récits, puisqu'elle a habité en Angleterre et est actuellement en Australie, ma chère Anaïs, dont le blog est dans ma liste verte. J'espère que tu m'en excuseras, étant donné que j'ai cité mes sources d'inspiration ;) .

Me voici donc à Sète, pratiquement les pieds dans l'eau. Mon hôte est bibliothécaire à Montpellier, nous ne manquons donc pas de sujets de conversation. Voici la chambre qu'il a mis à ma disposition:


Et va suivre le plus beau, la vue que j'ai de la fenêtre de cette chambre...



Vous l'aurez compris, pour moi qui habite au cœur des collines cévenoles, ici l'horizon me parait loin.

Ce soir, éclairée par la lumière du soleil déclinant qui d'or pare tout, la presqu'île est plus apaisée qu'un tem...jusqu'à ce qu'un scooter passe chargé de deux jeunes fous du klaxon, et que les goélands décident de venir hurler sous les fenêtres.
Non, plus sérieusement, c'est tranquille. L'hôte met du jazz, je me plonge dans un livre, et c'est la paix absolue.



Et je lis quoi, d'ailleurs? Je lis beaucoup, des manuscrits confiés par l'éditeur, le tome II des Intégrales du Trône de Fer, le dernier tome de GTO Shonan 14 days, acheté sur le Salon du Livre (ah oui, je vous ai pas raconté, ça, je suis allée faire la libraire stagiaire sur le stand Gallimard du Salon du Livre de Paris). Et là, tout de suite, je viens de lire un petit bouquin de Bretzel Desète, Mes Chers Sétois, une sorte d'introduction à la vie ici que m'a filé le repré de la maison. Super instructif, super rigolo!


"Petit manuel à l'usage des téméraires débarquant sur l'Île Singulière..."

Chers lecteurs, je vous dis à plus!

SWAP DE PRINTEMPS

J'ai participé à un Swap de Printemps! C'est cool, ça fait plaisir, mais je m'en veux horriblement d'avoir reçu le colis de Chloé avant même d'avoir posté le sien, il est prêt, promis, dès que j'ai un moment je le poste! 


Mais enfin, je suis super heureuse de ce que j'ai reçu, et plutôt que de vous en parler longuement, le voici en images.


J'ai reçu un joli colis avec deux livres, un paquet de chocolats, des stickers, une lettre sympathique, une chanson, et des post-it pour commenter tout ça! 


Les livres sont l'incontournable Baudelaire, Les Fleurs du Mal, dont je peux me vanter de connaitre certains poèmes, mais pas de l'avoir lu dans son intégralité, excellent choix! Et un autre que je ne connais pas du tout, Le Chant des Secrets, de Tamara McKinley, qui se passe dans l'Australie que Chloé aime tant et que je commence à apprécier en découvrant ses charmes sur le blog de Gunjana, qui y vit en ce moment.


Que dire des chocolats? Font plaiz', j'en avais déjà mangé un quart du paquet quand j'ai pris la photo ;)


Et les stickers chouettes, mais quelle merveilleuse idée! Ils sont trop chou (ette)! 
(Je sais, elle était facile)

En tout cas, Chloé, un grand MERCI! Et vite vite, je t'envoie le tien!

Merci aussi à La Petite Marchande de Prose qui a organisé le Swap, super idée! :D

vendredi 2 mars 2012

Le Temps - Sonnet.

Un tronc petit et clair à l'écorce lissée
A poussé ce matin dans un jardin fleuri
Il a ouvert ses feuilles, tel un origami,
Il a puisé la terre fertile à son pied.

Il a vu le soleil, le vent, les giboulées,
Parcouru de sillons, devenu rabougri,
Sur ses branches les oiseaux ne font plus leur nid
Et la dernière de ses feuilles est tombée.

Ses sillons sont tes rides et tu as vécu
Comme chacun veut vivre, en ayant tout vu
En ayant parcouru de lointaines contrées.

Mais malgré ce qu'on dit, c'est pas le temps qui passe,
C'est nous, et en partant nous laissons une trace
Qui de notre existence pourra témoigner.

Sonnet inspiré d'une parole du Papé Chambon:
"C'est pas le temps qui passe, c'est nous".

vendredi 17 février 2012

Lettre de rupture

J'ai participé à la Soirée Cœurs Brisés de la médiathèque. Parmi les animations, un concours d'écriture sur la lettre de rupture. Voici la mienne:

Cher Grégory,

Aujourd'hui, je te quitte.
Nous avons déjà vécu beaucoup de choses ensemble, au cours de ces quarante-deux longues années : diarrhées, gastro-entérites, et même des calculs, à l'aube de nos vingt ans.
En ce jour je te quitte et te dis adieu, je pars pour vivre avec un autre. Vois-tu, il a on ne peut plus besoin de moi maintenant. Crois moi, je t'ai aimé, et j'ai aimé partager ton corps.
Maintenant je te quitte et c'est sans regret, parce que je sais que mon jumeau saura prendre soin de toi.
Dans cette séparation, je te demanderais égoïstement de me soutenir, car c'est aussi difficile pour moi que pour toi.
Merci pour tout ce temps passé,
amicalement,
Devinette: qui est l'expéditeur?
Réponse >( Son rein gauche.)

jeudi 16 février 2012

Exposition d'Un Talent Presque Parfait.


Ce jeudi 16 février, je suis donc allée voir mes "œuvres" mais pas que, exposées à l'IUT. Le programme était chargé, de bonnes et de mauvaises choses, mais qui ne nous laissaient pas le temps de nous ennuyer. 

Entrée dans le grand hall, profusion de photos, peintures, dessins, gravures, mobiles, sculptures, écrits, et...nourriture. Avec mon amie Béa, qui a elle aussi participé à cette exposition, nous avons commencé à déambuler dans cette galerie improvisée, et à apprécier ou désapprouver les créations de chacun. 



Nous nous sommes d'un coup retrouvées face aux nôtres, ce qui nous emplit d'une impression d'heureuse satisfaction. Seul hic: mon rouleau de haïkus était introuvable. Je me suis dit que j'avais sans doute mal regardé et suis allée assister à une première projection, une danse filmée qui m'a bien plu.


A suivi un spectacle de French Cancan exécuté à merveille par cinq jolies jeunes filles qui levaient haut la jambe. Par malheur seules deux d'entre elles souriaient. Je n'ai donc regardé qu'elles, parce que danser en faisant la gueule, bof. 

 Une joueuse de flute traversière a enchainé, avec trois morceaux, un peu répétitifs, mais le troisième assez bien joué.

Je suis sortie lors des projections pour aller voter. Plusieurs prix à la clé: meilleure photo, meilleur dessin, meilleure peinture, originalité, talent presque parfait, cuisine. 

Mon vote pour l'originalité.

C'est à cette sculpture, ou ce mobile, que j'ai  donné mon vote d'originalité. Des branches, de la ficelle, des pommes de pin, et des photos de cairns, les tas de pierres que l'on rencontre en randonnée.

La meilleure photo.

Et voici mon vote pour la meilleure photo. Colorée, travaillée, ni trop petite ni trop grande, et en harmonie avec ses consœurs. En effet, elle faisait partie d'un ensemble de photos qui différaient sur les thèmes et se ressemblaient par le style. Juste bravo!

J'ai énormément apprécié le spectacle de danse urbaine, qui a absolument relevé le niveau après une piètre démonstration de chant cantique (oui oui, c'était nul, et pas que j'ai un problème avec la religion, mais des filles qui soignent plus leur look que leur voix et qui pouffent au milieu de chaque couplet, c'est décevant).

Ci-après, la peinture pour laquelle j'ai voté: c'était une immense fresque de branches fleuries, très colorée. C'est juste dommage qu'elle ait été exposée contre une grille avec des angles, elle aurait mieux donné à plat contre un mur. Je n'ai donc pas de photo de la fresque complète. (Au passage, je suis désolée de la mauvaise qualité des photos. J'ai oublié mon appareil chez les parents et ai donc emprunté le sien à ma voisine, en catastrophe).

Mon vote pour la meilleure peinture.

Viennent maintenant quelques autres créations que j'ai appréciées sans pour autant voter pour elles. 

Gravure d'une pote de Béa.
Un chapeau qui m'a fait penser à Van Gogh et à Samurai Champloo.
Les quatre photos inférieures sont de Marianne, une élève de notre IUT.
Une luminosité bien sympa.
Un collage coloré.

Et enfin, nos œuvres, à Béa et moi. Les miennes sont des mandalas à l'encre de chine, celles de Béa des dessins, le second étant un détail du premier.


Mes mandalas.
Les dessins de Béa.

Et mon rouleau de haïkus alors? Disparu? Eh bien figurez-vous que les organisateurs, ne sachant pas comment l'accrocher, ne l'ont pas exposé du tout! Je me suis donc indignée...non c'est faux, j'ai poliment demandé à ce qu'on l'expose, ce qu'on m'a prié de faire moi-même, puisque je n'avais pas pris la peine de venir le faire dans l'après-midi (j'étais alors à une rencontre fort intéressante avec Audrey Coussy, traductrice, et Claire Du Vivier, éditrice, et les avais prévenus). J'ai ensuite insisté pour avoir un numéro (sans lequel un vote serait impossible). Finalement, j'ai sans peine accroché mes haïkus, que certaines personnes - pour mon plus grand bonheur - ont pris la peine de lire (si si, je les ai vus!).

Mon rouleau de haïkus.

Si vous voulez les lire, allez voir mon article intitulé "Pour l'exposition".

Je ne suis pas restée pour la suite des évènements, parce que demain, j'ai partiel de librairie (diantre, il est minuit!). Et en conclusion, l'œuvre préférée d'Élise:

Oui, vous voyez bien, c'est le paquet de bonbons du distributeur, dans le hall.

lundi 13 février 2012

Demain...

...c'est la Saint Valentin. 

"Décapité le 14 février 268 en représailles des conversions au christianisme qu’il suscita suite à la guérison d’une jeune fille aveugle, saint Valentin doit à son nom, qui signifie santé et vigueur, le fait que les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage."

Source

Encore un évènement détourné et inutile, donc!
C'est pas comme s'il fallait un jour précis dans l'année pour prouver aux gens qu'on les aime. Qu'il ne fallait offrir de cadeaux à l'élu(e) de son cœur qu'une seule fois alors qu'il y a des centaines d'occasions.
C'est pas comme si être célibataire ce jour là était la pire des hontes, le plus dramatique des malheurs. Que ce jour là passé seul, on doit avoir la poisse en amour tout le reste de l'année.

Réflexion de célibataire me direz-vous? 
Peut-être, et pourtant ce jour n'a jamais eu d'importance pour moi, même lorsque ça aurait pu être le cas. Je me souviens de cet entretien fort constructif que j'avais eu avec l'autre moitié de feu mon couple: 
"Qu'est-ce que tu penses de la Saint Valentin? C'est important pour toi?"
"Non, et pour toi?"
"Non."
"OK."

Sur ce, la plus grande vérité qu'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et de l'être en retour

"The greatest thing you'll ever learn is just to love and be loved in return", Toulouse Lautrec, in Moulin Rouge, de Baz Luhrmann.